Éditorial de la SFMPL

Septembre 2019
Par le Docteur Christophe de JAEGER.

La réforme des retraites est en train de mettre en lumière un indice de santé élaboré par l’INSEE et vieux d’une quinzaine d’années : l’espérance de vie en bonne santé. On parle toujours d’espérance de vie à la naissance. Celle-ci avoisine actuellement en France 85 ans pour les femmes et presque 80 ans pour les hommes. Espérance de vie, oui, mais en quel état de santé ? Malade, avec des incapacités ?

Espérance de vie en bonne santé
L’espérance de vie est un indice intéressant, mais trop général et qui ne permet pas vraiment d’apprécier ce que nous avons de plus précieux : notre santé. Un autre indice a donc été créé par l’INSEE : l’espérance de vie en bonne santé ou plutôt sans incapacité. C’est une nuance importante, car on peut très bien être malade et, par exemple, avoir un diabète ou une hypertension artérielle sans être en situation d’incapacité. Mais regardons les chiffres de l’INSEE. Toujours en France, l’espérance de vie en bonne santé est de 65 ans pour une femme et de 63 ans pour un homme, soit en moyenne générale 64 ans. En d’autres termes, une femme peut s’attendre à vivre 20 ans avec une incapacité et un homme 16 ans (INSEE, 2019).

Les polémiques
Ces chiffres sont à l’origine de polémiques, parfois violentes, car ils sont très loin de notre perception générale de la santé. La plupart des gens ont l’impression d’être en bonne santé, alors qu’ils sont malades et parfois même, victimes d’incapacités. Entendre que notre espérance de vie totale à la naissance augmente régulièrement est positif. Réaliser qu’en moyenne, on ne peut vivre que 64 ans sans incapacités est une information plutôt négative, voire très négative et déclenche une certaine incompréhension. Et pourtant les chiffres sont là.

Âge pivot
Ce constat prend une tournure tout à fait dramatique, quand on commence à évoquer la réforme des retraites et la notion « d’âge pivot » à 64 ans. Si l’on reste dans les moyennes, alors âge de la retraite et âge d’incapacité se recoupent. La plupart des gens préfèrent d’ailleurs ne pas trop s’arrêter sur ces réalités et leurs significations profondes : il nous faut totalement changer notre approche de la santé.

Notre Capital Santé
Notre santé est un vrai capital que nous pouvons renforcer, ou au contraire, laisser se dégrader avec les conséquences que nous connaissons : la maladie, les incapacités, etc… Ce capital, il faut l’évaluer pour avoir un point de référence et savoir quel est vraiment votre âge physiologique. Dans un second temps, et seulement dans un second temps, plusieurs types de procédures correctives pourront être appliquées. Enfin, ces procédures pourront bénéficier d’un contrôle afin d’évaluer leur efficacité. Car inutile de continuer une procédure quel qu’elle soit (corrective, nutritionnelle, sportive) si elle est inefficace.

Notre prochain rendez vous
Nous pourrons nous retrouver lors du prochain colloque de la SFMPL, le 02 décembre 2019, au Palais du Luxembourg, 15, rue de Vaugirard, 75006 PARIS.
En attendant, ayez des pensées positives et améliorez votre Capital santé.

Bien à vous

Docteur Christophe de JAEGER
Président SFMPL
christophe.dejaeger@sfmpl.fr